p e n s é e s   |   t h o u g h t s

Claude Marc Bourget
Jean Renaud

« Ce qui est trop robuste se ferme à la grâce et à l’enseignement inconnu,
À la surprise, à la décision providentielle, à la merveille imprévue,
À la langue nouvelle,
À tout ce qui est encore illisible, mystérieux, enveloppé,
Aux dards adorables qui blessent et exaucent.»

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“ What is too robust is closed to the grace and to the unknown teaching,
To the surprise, to the providential decision, to the unexpected wonder,
To the new language,
To all that is still illegible, mysterious, shrouded,
To adorable stings which wound and grant.”

Vladimir Jankelevitch
« On apprend à préparer, non à inventer; à continuer, non à commencer; à prévoir, non à créer; il n'y a pas plus de règles pour improviser que pour inventer ou pour vouloir, l'apprentissage étant toujours selon l'intervalle, jamais selon le fait de l'instant. Incipere non discitur. »
Claude Marc Bourget
«Écrire la musique, aujourd’hui, à cettte heure, vaut-il encore ? Nous sommes allé, en Occident, aussi loin qu’il se puisse faire. Les écritures à venir se répètent déjà en puissance, tout de suite immobiles. Devant le "tout composé", montagne de sel à statue, au surplus avec un univers de machines et d’aides-machines, la mathématique musicale, comme le mauvais goût, sinon le bon et même l’instruction de l’écriture, la vieille honnêteté ou le génie de la composition, hier vainqueurs, sont blessés à mort et à l’âme, vaincus dans leur futur, sève et sang vidés dans les broyeurs logiciels, showbiznesques ou étato-universitaires. Seule l'improvisation, si elle a sa science et son art, sa mémoire et son éthique, sa Synthèse et sa réaction, peut échapper, échappe aux appareils de la surconstruction, du surhumain inutile, à l’Organe du robot chaque jour meilleur mais auquel est inaccessible la parfaite imperfection, c’est-à-dire la vie qui passe, meurt et revient, comme dans un jeu de cachette et d’amour avec le temps, son seul maître.»
Léon Daudet
« Quand un auteur est très élevé, son sommet se remarque par la façon dont tout à coup il introduit le divin dans son œuvre. »
Louis de Bonald
« Il faut marcher avec son siècle, disent les hommes qui prennent pour un siècle les courts moments où ils ont vécu. Mais, depuis Tacite, on appelle l’esprit du siècle tous les désordres qui y dominent, seculum vocatur. Ce n’est pas avec un siècle, c’est avec tous les siècles qu’il faut marcher ; et c’est aux hommes, quelquefois à un homme seul, qu’il appartient de ramener le siècle à ces lois éternelles qui ont précédé les hommes et les siècles, et que les bons esprits de tous les temps ont reconnues.»
   
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