Une chanson d'amour et de mort qui renoue par son thème et sa manière avec le premier album. Très théâtrale dans son expression, Bourget y met en scène un homme dont l'épouse, l'amante, l'âme sœur se meurt auprès de lui. Démuni devant ce drame, la peine le conduit à la confidence, aux larmes et au rêve éveillé, puis soudain, par une espèce d'enchantement, de l'autre côté du miroir. Se produit alors un grand échange.
La poésie de Bonnefoy est une poésie rare, à la fois intrigante et naturelle. On y sent les hautes sphères atterries dans les choses, et ces choses pénétrées d'on ne sait quel esprit. S'agissant d'interpréter ces textes, j'ai choisi de ne rien lire à leur propos. Je lis et chante comme il me vient, tel un promeneur, porté par le mot, la figure, le trait. Il est une douce électricité, chez Bonnefoy, qui injecte notre intuition, nous charge.
— Claude Marc Bourget
Claude Marc Bourget chante avec sérénité 3 poèmes du poète et essayiste Benoît Miller — des poèmes inspirés, à la fois simples et précieux, modernes et pourtant enracinés dans la tradition, la nature et la beauté des choses, enluminés de douces métaphores et de tendres images. Bourget a su apporter à ces textes ce qu'il fallait de couleurs, de liberté et de tact pour nous séduire sans détour.
Bourget s'attaque à 3 bijoux ciselés par Denis Plante (Tango Boréal) — La lettre, où la triste douceur annonce le drame, Blanche, où le confinement est combattu par un délire d'amour et de mort, et Silence, où l'absurdité de l'enfermement conduit au cri tragique, final. Une interprétation très personnelle, libre et moderne, de soliloques à fort élan théâtral.
Nouvelle interprétation de Il voudrait tant, chanson initialement présente sur l'album Les amants de l'ombre, co-signée avec la romancière et essayiste Sarah Vajda. Durée inhabituelle pour une musique inhabituelle, sur un texte inhabituel. La pochette indique Théâtre II, qui donne un indice sur le parti pris tragique de cette interprétation.
« Une œuvre inhabituelle, unique, qui ramène aux univers de Brel, Ferré, Barbara. »
— QFQ, presse québécoise, 2019
Claude Marc Bourget, compositeur et pianiste, prend ici le parti de la chanson française, où se croisent et s'expriment chacun de ses talents — composition, piano et poésie — dans un univers à la fois sombre et lumineux, classique et moderne. L'interprétation poétique et sensible, les arrangements à la fois purs et savants, les textes forts d'amour et de mort, entraînent dans un voyage de haut vol, étonnant d'expression.
Six chansons qui demandent à être découvertes avec mille et une tendresses. Les amants de l'ombre, un disque sur lequel on retrouve six chansons qui demandent une attention, un moment de grâce lors de l'écoute.